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IDCC 2121Édition de livres

Convention de l'édition (IDCC 2121) : temps de travail, congés et planning

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La convention collective nationale de l'édition (IDCC 2121, brochure 3103) est doublement singulière : sur le temps de travail, la branche n'a jamais conclu d'accord — pas d'ARTT, pas de modulation, pas de forfait jours de branche — et sur les congés, elle est l'une des plus généreuses du privé, avec 32 jours ouvrables dès un an d'ancienneté pour les cadres, agents de maîtrise et techniciens. Cette page détaille ce cadre — jours fériés chômés, heures supplémentaires au texte jamais toiletté, régime des correcteurs et travailleurs à domicile, cohabitation avec l'ex-édition phonographique — et explique comment HUBO Planning Web le gère.
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Votre accord d'entreprise prime sur la convention collective

Depuis la loi Travail du 8 août 2016, généralisée par les ordonnances du 22 septembre 2017, un accord d'entreprise prime sur la convention de branche pour l'essentiel du temps de travail — aménagement sur l'année, contingent et majoration des heures supplémentaires, délais de prévenance, congés, forfait jours — y compris lorsqu'il est moins favorable. La branche ne reste impérative que sur une liste courte (régimes d'équivalence, période de référence supérieure à un an, durée minimale du temps partiel, durée maximale des travailleurs de nuit). À défaut d'accord d'entreprise, ce sont les règles décrites ci-dessous qui s'appliquent.

C'est pourquoi HUBO Planning est paramétré à partir de votre accord d'entreprise lorsqu'il en existe un, et sur la convention à défaut. L'outil est conçu pour cette souplesse : les règles de calcul se règlent structure par structure, et vous pouvez ajouter autant de compteurs spécifiques que nécessaire — intégrés au compteur principal d'annualisation, ou suivis séparément.

La convention 2121 en bref

La convention collective nationale de l'édition du 14 janvier 2000 (IDCC 2121, brochure 3103) couvre les entreprises dont l'activité principale est l'édition de livres — code NAF 58.11Z. La presse relève d'autres conventions, et les éditions musicales étaient exclues du champ d'origine.

Le paysage a changé en 2024 : par l'effet de l'arrêté de fusion du 9 avril 2019, la branche accueille depuis le 20 avril 2024 les entreprises de l'édition phonographique (ex-IDCC 2770) et de l'édition musicale (ex-IDCC 1016 et 1194). L'accord du 12 avril 2024 maintient leurs principales stipulations d'origine — congés, ancienneté, maladie, forfait jours — jusqu'au 20 avril 2028 : la branche fait donc cohabiter deux régimes pendant la transition.

Côté patronal, la branche est représentée par le Syndicat national de l'édition (SNE, représentatif à 67,44 % — arrêté du 17 juillet 2025).

Sur le temps de travail, cette convention a une particularité qu'il faut annoncer d'emblée, et qui la distingue même des branches réputées silencieuses : elle n'a jamais conclu d'accord sur la durée du travail. Pas d'accord ARTT, pas de modulation, pas de forfait jours de branche. En revanche, sur les congés, elle est l'une des plus généreuses du privé — et ses quelques règles propres, des fériés chômés au bon de commande des correcteurs, pèsent directement sur les plannings.

Cette page se concentre sur les sujets temps de travail, plannings et compteurs. Pour les classifications, les minima (dont la garantie annuelle calculée sur 13 fois les minima mensuels — qui n'est pas un « 13e mois conventionnel » sur le salaire réel) ou la prévoyance, consultez les ressources spécialisées ou votre expert-comptable.

Le rythme d'une maison d'édition

Une maison d'édition ne vit pas une année plate. La charge se concentre sur des séquences bien identifiées :

  • la rentrée littéraire de septembre, préparée dès le printemps, et sa petite sœur de janvier ;
  • les salons et fêtes du livre — Paris, Montreuil, Angoulême, Brive — qui mobilisent les équipes commerciales et presse, parfois le week-end ;
  • les bouclages : remises de manuscrits, corrections, départs chez l'imprimeur, avec leurs pics de charge en fabrication et en correction ;
  • la campagne du scolaire et du parascolaire, calée sur les programmes et la rentrée des classes ;
  • les fins d'année, portées par les ventes de fêtes — beaux livres, jeunesse, bande dessinée.

C'est exactement le profil d'activité pour lequel l'annualisation a été conçue. Le paradoxe de la branche, c'est que la convention ne l'outille pas : tout se joue au niveau de l'entreprise.

Temps de travail : une convention quasi muette

Ce que disent — et ne disent pas — les textes

La liste exhaustive des textes attachés à la convention sur Legifrance ne contient aucun accord d'aménagement, de modulation ou d'annualisation — contrairement à la quasi-totalité des branches, qui ont négocié le leur en 1999-2002. Les seules dispositions relatives au temps de travail sont :

  • l'article 17 du texte de base : jours fériés ;
  • l'article 6 de l'annexe I : heures supplémentaires des employés ;
  • l'article 5 de l'annexe II : durée du travail des cadres, agents de maîtrise et techniciens ;
  • les articles de congés des annexes I et II ;
  • l'annexe IV des travailleurs à domicile.

Conséquences pratiques :

SujetRègle applicable
Durée hebdomadaire35 heures légales — aucun horaire conventionnel
Durées maximales10 h par jour ; 48 h, 44 h en moyenne sur 12 semaines
Repos11 h quotidiennes, 24 h + 11 h hebdomadaires
Jours de RTTAucun dispositif de branche — accords d'entreprise uniquement
Forfait joursAucun dispositif de branche — accord d'entreprise indispensable
Contingent d'heures supplémentaires220 heures (contingent réglementaire)
AnnualisationPar accord d'entreprise, ou aménagement unilatéral sur 9 semaines

Cadres : la règle des « dépassements inhérents à la fonction »

L'article 5 de l'annexe II pose la règle propre à l'encadrement : la durée du travail des cadres, agents de maîtrise et techniciens est la durée légale, et « les dépassements de courte durée du temps de présence par rapport au temps légal, inhérents à la fonction, ne seront ni rémunérés ni compensés par un repos équivalent ». En revanche, un travail supplémentaire demandé pour des nécessités particulières ouvre droit à une « rétribution spéciale », remplaçable d'un commun accord par un congé de même durée.

Cette rédaction de 2000 ne dispense évidemment pas de suivre le temps : c'est la frontière entre le « dépassement de courte durée » toléré et le travail supplémentaire commandé qui fait la différence — et elle se documente.

Heures supplémentaires : un texte jamais toiletté

L'article 6 de l'annexe I majore les heures supplémentaires des employés de 25 % pour les 8 premières et de 50 % au-delà — mais sa lettre vise encore les heures « au-delà de 39 », héritage d'avant les 35 heures, jamais corrigé depuis 2000. En pratique, le seuil de déclenchement est la durée légale de 35 heures ; ne construisez pas un paramétrage de paie sur la lettre du texte.

→ Le sujet est développé dans l'article : Que se passe-t-il si le planning hebdomadaire est prévu à plus de 35 heures ?

Annualiser dans l'édition : par accord d'entreprise, ou sur 9 semaines

Une maison d'édition qui veut faire varier les horaires sur l'année — pour absorber une rentrée littéraire ou une campagne scolaire — a deux voies, toutes deux issues du Code du travail :

1. L'accord d'entreprise (articles L. 3121-41 et suivants)

  • Période de référence jusqu'à 1 an, base annuelle de 1 607 heures pour un temps plein ;
  • lissage de la rémunération possible ;
  • délai de prévenance des changements fixé par l'accord — 7 jours par défaut.

Même dans une petite maison sans délégué syndical, cet accord est accessible : dans les entreprises de moins de 11 salariés (et de 11 à 20 sans élu), l'employeur peut proposer un projet d'accord ratifié par référendum à la majorité des deux tiers du personnel.

2. L'aménagement unilatéral sur quelques semaines (articles L. 3121-45 et D. 3121-27)

À défaut d'accord : 9 semaines maximum dans les entreprises de moins de 50 salariés, 4 semaines à partir de 50. Suffisant pour couvrir un salon ou un bouclage, pas pour construire une vraie compensation annuelle entre semaines hautes et basses.

→ Voir l'article : Le calcul des heures annuelles à faire en annualisation

Congés : le vrai régime de faveur de la branche

30 à 32 jours ouvrables selon la catégorie

Le décompte se fait en jours ouvrables — et l'annexe II précise que le samedi compte « même lorsqu'il est en fait un jour de repos » :

CatégorieDroit annuel
Employés, moins d'un an2,5 jours ouvrables par mois
Employés, de 1 à 10 ans d'ancienneté30 jours ouvrables
Employés, plus de 10 ans32 jours ouvrables
Cadres, agents de maîtrise, techniciens, dès 1 an32 jours ouvrables

Soit, pour l'encadrement, environ six semaines et deux jours dès un an d'ancienneté — l'un des régimes les plus favorables du privé. À retenir aussi :

  • prise consécutive plafonnée à 24 jours ouvrables (26 au-delà de 10 ans d'ancienneté) ;
  • la rémunération du congé inclut la moyenne des rémunérations variables des 12 derniers mois ;
  • période de référence du 1er juin au 31 mai ;
  • les absences maladie indemnisées par l'employeur comptent comme du travail effectif pour l'acquisition des congés.

Attention à une confusion fréquente : le barème progressif « 1 jour à 5 ans, 2 jours à 10 ans, 4 jours à 15 ans » qu'on croise dans des guides en ligne appartient aux stipulations maintenues de l'ex-édition phonographique, applicables aux seules entreprises ex-IDCC 2770 jusqu'au 20 avril 2028 — pas aux maisons d'édition de livres.

→ Voir l'article : Comment calculer les heures annuelles à faire si le salarié bénéficie de congés d'ancienneté

Jours fériés : chômés pour tous, ou presque

L'article 17 du texte de base tient en deux phrases : « Les jours fériés sont chômés. Toutefois, le personnel de surveillance, de sécurité et d'entretien peut être amené à travailler les jours fériés contre compensation équivalente. » C'est plus favorable que le Code du travail, qui n'impose de chômer que le 1er mai.

Congés exceptionnels et maladie

  • Événements familiaux (annexe I, art. 14) : mariage 6 jours ouvrables, naissance ou adoption 3 jours, décès du conjoint ou d'un parent direct 4 jours plus délais de trajet, décès d'un frère, d'une sœur ou des beaux-parents 1 jour, cérémonies 1 jour, examens : la durée de l'examen. Les minima légaux plus favorables priment — notamment les 12 jours ouvrables pour le décès d'un enfant.
  • Maladie (annexe I, art. 8) : maintien du salaire intégral pendant les 45 premiers jours d'arrêt sous condition d'ancienneté, puis quart du salaire sur une période équivalente — un régime qui ne crée pas d'heures à rattraper dans les compteurs.
  • Journée de solidarité : aucune disposition de branche ; à fixer par accord d'entreprise ou décision unilatérale. Quant aux « semaines de fermeture » d'été, ce sont des usages d'entreprise, sans base conventionnelle.

Correcteurs et travailleurs à domicile : l'annexe IV

C'est la disposition la plus originale de la branche, réécrite par l'accord du 19 décembre 2018 (modifié en 2021 et 2023). Elle régit les correcteurs, lecteurs-correcteurs et autres travailleurs à domicile — bulletin de paie marqué « D » :

  • des cadences conventionnelles : 12 000 signes à l'heure pour la lecture avec copie, 15 000 signes à l'heure pour la lecture sans copie (travaux courants) ; les autres travaux sont déclarés « en conscience » ;
  • un bon de commande obligatoire, en deux exemplaires, à chaque remise de travail : nature, date de livraison, durée prévisible, rémunération — la seule vraie règle « de planning » de la convention ;
  • un droit de refus écrit (travaux concurrents, obligations familiales, formation, congés, maladie) ;
  • des congés payés par majoration du salaire de 10 % ;
  • un entretien annuel obligatoire.

Pour une maison qui fait travailler des correcteurs au fil des bouclages, ces bons de commande datés sont une matière première de planification : chaque commande porte sa charge (en signes, donc en heures) et son échéance.

Temps partiel : un régime de branche disparu

L'accord du 7 février 2014 — durée minimale dérogatoire de 18 h 28 par semaine, heures complémentaires jusqu'au tiers majorées de 15 % puis 30 %, une seule interruption de 2 heures par jour — était à durée déterminée : il est périmé depuis le 28 février 2016, et Legifrance l'affiche « non en vigueur ». Depuis, ce sont les règles légales qui s'appliquent : durée minimale de 24 heures, heures complémentaires limitées au dixième du contrat et majorées de 10 %, sauf accord d'entreprise.

Les guides en ligne qui citent encore les « 18 h 28 de l'édition » décrivent un droit mort depuis dix ans.

Le logiciel de planning d'une maison qui vit au rythme des parutions

HUBO Planning Web gère les plannings et les compteurs des entreprises dont la charge varie fortement dans l'année, et une maison d'édition en fait partie, même si sa convention ne fournit pas le cadre d'annualisation. Les règles applicables chez vous (votre accord d'entreprise s'il existe, le droit commun sinon) sont paramétrées à la mise en service, et les compteurs se tiennent à jour en temps réel :

  • Annualisation sur 1 607 heures selon votre accord d'entreprise, ou aménagement sur 9 semaines pour couvrir une rentrée littéraire ou un salon sans accord
  • Congés en jours ouvrables : droits de 30 ou 32 jours selon la catégorie et l'ancienneté, samedi compté, plafond de prise consécutive de 24 ou 26 jours — les règles de l'édition posées une fois, appliquées partout
  • Bascule automatique à 10 ans d'ancienneté pour les employés : le droit passe de 30 à 32 jours sans intervention
  • Jours fériés chômés posés d'office, avec la gestion des équipes de surveillance et d'entretien qui travaillent contre compensation
  • Heures supplémentaires décomptées dès 35 heures — pas 39 — avec les majorations de 25 % et 50 %
  • Rétribution spéciale des cadres : le travail supplémentaire commandé se distingue des dépassements de courte durée, et sa compensation en congé se suit comme un compteur
  • Week-ends de salon : natures d'heures distinctes pour les jours de salon et leurs récupérations
  • Absences maladie : maintien sans rattrapage d'heures, et prise en compte comme travail effectif pour les congés
  • Accès salarié : chacun consulte son planning et ses compteurs depuis son téléphone et pose ses demandes en ligne

Vue équipe de HUBO Planning Web : le compteur de chaque salarié est tenu à jour à côté de son planning

Pour aller plus loin sur le moteur de calcul lui-même — comment sont établies les heures à faire, comment le compteur se met à jour et ce que produit le bilan de fin de période — la page logiciel d'annualisation du temps de travail le détaille indépendamment de toute convention.

Vos compteurs à jour, du bouclage au salon

HUBO Planning Web recalcule le compteur de chaque salarié à chaque modification du planning — y compris les semaines de salon et les pics de bouclage — et vous montre le solde prévisionnel de fin de période avant qu'il ne devienne un problème. Le paramétrage selon votre convention, l'import de vos salariés depuis Excel et la formation de vos managers sont assurés par le créateur du logiciel.

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Documents de référence

Dans cette branche, votre accord d'entreprise est le texte décisif pour le temps de travail. La convention ne fournissant ni annualisation, ni RTT, ni forfait jours, c'est l'accord conclu dans votre maison — y compris par référendum dans les TPE — qui fixe la période de référence, la cible annuelle et le sort des heures supplémentaires. Les congés, eux, viennent bien de la convention : nous partons de votre accord quand il existe, du texte de branche pour les congés, et du Code du travail pour le reste.

La convention collective nationale de l'édition du 14 janvier 2000 (IDCC 2121, brochure 3103) couvre les entreprises dont l'activité principale est l'édition de livres — code NAF 58.11Z. La presse relève d'autres conventions. Depuis le 20 avril 2024, par l'effet de l'arrêté de fusion du 9 avril 2019, la branche accueille aussi les entreprises de l'édition phonographique (ex-IDCC 2770) et de l'édition musicale (ex-IDCC 1016 et 1194), dont les principales stipulations d'origine restent applicables jusqu'au 20 avril 2028.

Non, et c'est son trait le plus méconnu : la branche n'a jamais conclu d'accord sur la réduction ou l'aménagement du temps de travail — aucun accord ARTT, aucune modulation, aucun forfait jours de branche. Les jours de RTT et les forfaits jours pratiqués dans les maisons d'édition reposent sur des accords d'entreprise. Un forfait jours « appuyé sur la convention » sans accord d'entreprise conforme aux articles L. 3121-58 et suivants du Code du travail est nul.

Le décompte se fait en jours ouvrables (le samedi compte, même s'il est un jour de repos). Les employés ont droit à 30 jours ouvrables de 1 à 10 ans d'ancienneté, puis 32 jours au-delà de 10 ans (annexe I, article 13). Les cadres, agents de maîtrise et techniciens ont 32 jours ouvrables dès un an d'ancienneté (annexe II, article 16) — soit environ six semaines et deux jours. La prise consécutive est plafonnée à 24 jours (26 au-delà de 10 ans), et la rémunération du congé inclut la moyenne des rémunérations variables des 12 derniers mois.

Non. Aucun texte de branche ne l'organise. Une maison d'édition qui veut faire varier les horaires sur l'année — rentrée littéraire, salons, bouclages — s'appuie sur le Code du travail : soit un accord d'entreprise (articles L. 3121-41 et suivants, période jusqu'à un an sur une base de 1 607 heures, accessible par référendum aux deux tiers dans les TPE), soit l'aménagement unilatéral limité à 9 semaines dans les entreprises de moins de 50 salariés.

L'article 6 de l'annexe I majore de 25 % les 8 premières heures supplémentaires et de 50 % au-delà. Attention à sa lettre, jamais toilettée depuis 2000 : le texte parle encore d'heures « au-delà de 39 », héritage d'avant les 35 heures — en pratique, le seuil de déclenchement est la durée légale de 35 heures. Aucun contingent conventionnel : c'est le contingent réglementaire de 220 heures qui s'applique. Pour les cadres, agents de maîtrise et techniciens, l'article 5 de l'annexe II prévoit que les dépassements de courte durée inhérents à la fonction ne sont ni rémunérés ni compensés, mais qu'un travail supplémentaire demandé pour des nécessités particulières ouvre droit à une « rétribution spéciale », remplaçable d'un commun accord par un congé de même durée.

L'annexe IV, réécrite par l'accord du 19 décembre 2018, leur donne un régime complet : cadences conventionnelles de 12 000 signes à l'heure pour la lecture avec copie et 15 000 signes à l'heure pour la lecture sans copie, bon de commande obligatoire en deux exemplaires à chaque remise de travail (nature, date de livraison, durée prévisible, rémunération), droit de refuser un travail par écrit dans certains cas, congés payés par majoration du salaire de 10 %, et entretien annuel obligatoire.

Plus maintenant. L'accord de branche du 7 février 2014 — durée minimale dérogatoire de 18 h 28, heures complémentaires majorées de 15 % puis 30 % — était à durée déterminée et est périmé depuis le 28 février 2016 ; Legifrance l'affiche « non en vigueur ». Certains guides en ligne le citent encore : depuis 2016, ce sont les règles légales qui s'appliquent — durée minimale de 24 heures, heures complémentaires limitées au dixième du contrat et majorées de 10 %.

Articles détaillés sur cette convention

Convention collective 1966 : le calcul des heures annuelles à faire
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On présente dans cet article le calcul des heures annuelles à faire dans le cadre de la Convention Collective 1966. La règle d'annualisation à suivre est définie dans l'accord-cadre du 12 mars 1999. Elle permet de déterminer le temps de travail annuel des salariés à temps plein et à temps partiels.
CCN66annualisation
En annualisation et en convention collective 1966, comment calculer les heures annuelles à faire si le salarié bénéficie de congés d'ancienneté ?
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On présente ici la règle d'annualisation à appliquer pour les salariés de la CCN 66 qui bénéficient des congés d'ancienneté conventionnelles. On détaille ensuite le nombre d'heures annuels à faire pour les 3 cas possibles.
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