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IDCC 1996Pharmacie d'officine134 000 salariés

Pharmacie d'officine (IDCC 1996) : planning, modulation et gardes

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La convention collective de la pharmacie d'officine (IDCC 1996, brochure 3052) est l'une des rares du commerce à encadrer le temps de travail de près. Elle pose ses propres maxima — 46 heures par semaine, 12 heures d'amplitude, 36 heures de repos hebdomadaire dont une demi-journée accolée au dimanche, contingent de 150 heures — et son accord de branche du 23 mars 2000 fournit un cadre de modulation clé en main, sur 13 ou 26 semaines entre 26 et 44 heures, pour une cible annuelle de 1 589 heures. S'y ajoute la sujétion propre au métier : le service de garde, rémunéré à 100 % volets ouverts et indemnisé à 25 % volets fermés. Cette page détaille ce cadre et explique comment HUBO Planning Web le gère.
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Votre accord d'entreprise prime sur la convention collective

Depuis la loi Travail du 8 août 2016, généralisée par les ordonnances du 22 septembre 2017, un accord d'entreprise prime sur la convention de branche pour l'essentiel du temps de travail — aménagement sur l'année, contingent et majoration des heures supplémentaires, délais de prévenance, congés, forfait jours — y compris lorsqu'il est moins favorable. La branche ne reste impérative que sur une liste courte (régimes d'équivalence, période de référence supérieure à un an, durée minimale du temps partiel, durée maximale des travailleurs de nuit). À défaut d'accord d'entreprise, ce sont les règles décrites ci-dessous qui s'appliquent.

C'est pourquoi HUBO Planning est paramétré à partir de votre accord d'entreprise lorsqu'il en existe un, et sur la convention à défaut. L'outil est conçu pour cette souplesse : les règles de calcul se règlent structure par structure, et vous pouvez ajouter autant de compteurs spécifiques que nécessaire — intégrés au compteur principal d'annualisation, ou suivis séparément.

La convention 1996 en bref

La convention collective nationale de la pharmacie d'officine (IDCC 1996, brochure 3052) date du 3 décembre 1997 et a été étendue par arrêté du 13 août 1998. Elle couvre les officines de tout le territoire, DOM compris, et s'applique aussi bien aux cadres qu'aux non-cadres : pharmaciens adjoints, préparateurs, rayonnistes, personnel administratif et d'entretien.

C'est la convention d'environ 19 400 officines et de près de 134 000 salariés. Trois traits de la branche pèsent directement sur les plannings :

  • 89 % des salariés travaillent dans des entreprises de moins de 20 salariés — une officine emploie en moyenne près de cinq équivalents temps plein, et l'absence d'un seul salarié se voit immédiatement au comptoir ;
  • près de quatre salariés sur dix sont à temps partiel, bien au-delà de la moyenne nationale, ce qui fait de la durée contractuelle et des heures complémentaires un sujet quotidien ;
  • le service de garde impose des ouvertures de nuit, du dimanche et des jours fériés qu'aucune autre branche du commerce ne connaît.

Sur le temps de travail, cette convention a une particularité qu'il faut annoncer d'emblée : contrairement à la plupart des conventions du commerce, elle en dit beaucoup. L'article 13 pose des maxima propres, plus stricts que la loi sur trois points, et l'accord de branche du 23 mars 2000 fournit un cadre de modulation directement applicable. Une officine peut donc annualiser sans conclure d'accord d'entreprise — c'est rare, et c'est précieux dans une branche de TPE où la négociation locale est difficile à mener.

Cette page se concentre sur les sujets temps de travail, plannings et compteurs. Pour les grilles de coefficients, la prime d'ancienneté, la prévoyance ou les certificats de qualification professionnelle, consultez les ressources spécialisées ou votre expert-comptable.

Le rythme d'une officine

Une pharmacie ne vit pas une année plate, et ses pics ne ressemblent à ceux d'aucun autre commerce :

  • l'automne et l'hiver, portés par les épidémies saisonnières et la campagne vaccinale contre la grippe, qui allonge les journées de septembre à janvier ;
  • les campagnes de dépistage et de vaccination, devenues une activité à part entière depuis 2020, avec des créneaux à tenir en plus du comptoir ;
  • les tours de garde, dont le calendrier est arrêté par le préfet et s'impose à l'officine : ce n'est pas une décision commerciale, c'est une obligation de service public ;
  • les congés d'été, où une équipe de cinq personnes doit maintenir l'ouverture avec deux absents ;
  • le samedi, journée forte, et l'ouverture du lundi au samedi dans la grande majorité des officines.

Cette combinaison — une charge qui varie fortement, une équipe petite, et des obligations d'ouverture subies — explique pourquoi la branche s'est dotée dès 2000 d'un outil de modulation, plutôt que de laisser chaque officine négocier le sien.

Les trois règles qui bornent un planning d'officine

Sur trois points, la convention est plus stricte que le Code du travail. Ce sont ces bornes conventionnelles, et non les plafonds légaux, qui s'imposent au planning.

46 heures par semaine, et non 48

« La durée hebdomadaire maximale de travail effectif ne peut excéder 46 heures au cours d'une même semaine. » Deux heures de moins que le plafond légal. La moyenne sur 12 semaines consécutives reste alignée sur le légal, à 44 heures.

12 heures d'amplitude, et non 13

« La durée quotidienne de travail effectif ne peut excéder 10 heures par jour dans le cadre d'une journée de travail dont l'amplitude ne pourra être supérieure à 12 heures. »

La plupart des branches laissent l'amplitude se déduire du repos quotidien de 11 heures — ce qui donne 13 heures. Ici elle est plafonnée en toutes lettres à 12 heures. Une officine ouverte de 8 h 30 à 20 h 30 sature exactement l'amplitude conventionnelle : aucune marge pour un salarié qui ouvrirait et fermerait le même jour.

36 heures de repos hebdomadaire, dont une demi-journée accolée au dimanche

« Sa durée est de 1 jour et demi consécutif au moins, soit 36 heures, dont 1 demi-journée accolée au dimanche. »

Une heure de plus que le minimum légal, mais surtout une contrainte de placement : la demi-journée doit toucher le dimanche, donc tomber le samedi après-midi ou le lundi matin. S'y ajoute une interdiction sèche : « Il est interdit de faire travailler un salarié plus de 6 jours par semaine. »

Pour une officine ouverte six jours sur sept, c'est la règle qui structure tout : la rotation des samedis après-midi et des lundis matin devient le cœur du roulement, et son équité entre salariés un compteur à part entière.

La modulation de branche : 13 ou 26 semaines, entre 26 et 44 heures

L'accord du 23 mars 2000, révisé en 2008 puis en 2021, organise la modulation sans passer par un accord d'entreprise. Ses paramètres sont fixés :

ParamètreValeur conventionnelle
Cible annuelle1 589 heures, pour 227 jours travaillés
Période de modulation13 ou 26 semaines
Limite basse26 heures par semaine
Limite haute44 heures par semaine, 12 semaines consécutives au plus
Journée travaillée3 heures consécutives au minimum
Programmationcommuniquée 21 jours calendaires avant le début de la période
Modification en courspréavis de 10 jours calendaires, sauf accord du salarié
Rémunérationlissée sur 151,67 heures par mois

Trois points méritent d'être soulignés.

La période n'est pas l'année. Un trimestre ou un semestre, pas douze mois. Cela change la nature du compteur : la compensation entre semaines hautes et semaines basses doit se boucler en 13 ou 26 semaines, ce qui laisse beaucoup moins de latitude qu'une annualisation classique et impose un suivi serré du solde en cours de période.

Le plancher de 26 heures est haut. Une officine ne peut pas descendre un salarié à temps plein sous 26 heures pour compenser une semaine de vaccination à 44 heures : il faut donc plus de semaines basses que dans un cadre où le plancher serait à zéro.

La programmation est un engagement. Trois semaines avant le début de chaque période, le calendrier entier est communiqué. Le modifier ensuite coûte 10 jours calendaires de préavis — un délai qu'une épidémie ne respecte pas toujours, et qui rend d'autant plus utile de savoir, à tout instant, où en est le compteur de chacun.

1 589 heures, et non 1 607. L'accord de branche fixe la cible annuelle à 1 589 heures pour 227 jours travaillés. Ce chiffre est antérieur à la journée de solidarité, instaurée en 2004, et n'a jamais été réécrit. Selon que l'officine ajoute les 7 heures de solidarité ou l'organise séparément, la cible réelle est de 1 589 ou de 1 596 heures — dans les deux cas en dessous du repère de 1 607 heures. Ce point se tranche à la mise en service, pas après.

Les gardes et les urgences : la sujétion propre au métier

Aucune autre branche du commerce ne connaît cela. Le tour de garde est arrêté par le préfet, s'impose à l'officine, et son régime de rémunération distingue deux situations selon que les volets sont ouverts ou fermés.

Volets ouvertsVolets fermés
Jour ouvrableTravail effectif, 100 % du temps passéForfait 25 % du temps passé (temps plein) — 100 % pour les temps partiels
Dimanche ou férié (hors 1er mai)Indemnité de sujétion de 1,5 point conventionnel par heure + repos compensateurIndemnité de sujétion de 1,5 point conventionnel par heure + repos compensateur
1er maiSalaire + indemnité égale au salaire + repos compensateurIndemnité égale au salaire + repos compensateur
Majorations de nuitApplicables (article 13)Jamais dues
Repos après la garde11 heures consécutives11 heures consécutives

Le calendrier des gardes est communiqué 15 jours à l'avance, ramenés à 2 jours en circonstances exceptionnelles.

L'astreinte relève d'un régime distinct : indemnité forfaitaire de 10 % du salaire horaire, et rémunération à 100 % du temps d'intervention.

Deux conséquences pratiques. D'abord, la garde à volets fermés d'un salarié à temps partiel se paie quatre fois plus cher que celle d'un salarié à temps plein, à durée égale — une donnée qui compte quand quatre salariés sur dix sont à temps partiel. Ensuite, le repos de 11 heures qui suit toute garde décale mécaniquement la reprise du lendemain : une garde de nuit ne se planifie pas isolément, elle déplace la journée suivante.

Les majorations de nuit : deux tranches, deux taux

« Pour les pharmacies demeurant ouvertes au public, tout travail effectué après 20 heures donne lieu à une majoration horaire de 20 % pour les heures comprises entre 20 heures et 22 heures ou entre 5 heures et 8 heures et de 40 % pour les heures comprises entre 22 heures et 5 heures. »

Un barème propre à la branche, à deux tranches :

  • +20 % de 20 h à 22 h, et de 5 h à 8 h ;
  • +40 % de 22 h à 5 h.

Une soirée de garde qui se termine à minuit se découpe donc en deux tranches distinctes, et une nuit complète en trois. Ces majorations ne sont jamais dues pour un service à volets fermés.

Le temps partiel : 16 heures, et une coupure bornée

La branche déroge au plancher légal de 24 heures : le temps partiel démarre à 16 heures par semaine. Compte tenu du poids du temps partiel dans les officines, c'est l'une des dispositions les plus structurantes du texte.

Deux règles l'encadrent :

  • l'horaire d'un même salarié ne peut comporter une interruption d'activité supérieure à 3 heures dans la même journée, sauf accord exprès entre les parties — la coupure du déjeuner est donc bornée ;
  • les salariés de moins de 26 ans poursuivant leurs études peuvent obtenir de droit une durée inférieure, compatible avec leurs études.

Les heures complémentaires restent au régime légal : jusqu'au tiers de la durée contractuelle, majorées de 10 % puis de 25 %.

Heures supplémentaires, fériés et congés

Contingent de 150 heures par an et par salarié, contre 220 heures dans le régime réglementaire — soit 70 heures de moins. Majorations de 25 % pour les huit premières heures et de 50 % au-delà, remplaçables par un repos compensateur.

Jours fériés : le 1er mai est chômé, sauf participation au service de garde. Pour tout autre férié travaillé, « le salarié bénéficie d'un repos compensateur de même durée ». La contrepartie est donc un repos, pas une majoration : chaque férié travaillé crée une dette de temps à replacer dans le planning, qu'il faut suivre pour qu'elle ne se perde pas.

Congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois, 30 jours ouvrables par an, sur une période de référence du 1er juin au 31 mai. L'ordre des départs est communiqué à chaque salarié au moins un mois avant son départ, et le congé pris en une seule fois ne peut excéder 24 jours ouvrables. Le fractionnement ouvre 2 jours supplémentaires si le reliquat pris hors du 1er mai-31 octobre atteint 6 jours, 1 jour s'il est de 3 à 5 jours. Deux dispositions propres à la branche s'y ajoutent : 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge (dans la limite d'un total de 30 jours ouvrables), et 2 jours par an pour les cadres après six ans d'ancienneté dans l'officine, acquis à la date anniversaire de l'embauche. En revanche, le barème d'ancienneté général (1 jour à 10 ans, 2 à 15 ans, 3 à 20 ans) que l'on croise dans certains guides en ligne n'existe pas dans cette convention.

Congés pour événements familiaux : l'article 26 module plusieurs droits à trois mois d'ancienneté — mariage du salarié 4 jours puis 6 jours, décès du conjoint 3 jours puis 4. Deux postes sont rattrapés par les minima légaux d'ordre public de la loi du 19 juillet 2023 : le décès d'un enfant (12 jours ouvrables, portés à 14 si l'enfant avait moins de 25 ans, contre 7 conventionnels) et l'annonce d'un handicap chez l'enfant (5 jours légaux contre 2 conventionnels).

Pas de forfait jours dans cette branche. Ni la convention ni l'accord du 23 mars 2000 n'organisent le forfait annuel en jours, y compris pour les pharmaciens adjoints cadres — l'avenant du 24 octobre 2019 a même supprimé l'article « Durée du travail » propre aux cadres, qui relèvent depuis des dispositions générales. Le décompte reste donc horaire pour tout le monde, et un forfait jours supposerait un accord d'entreprise, difficile à conclure dans une branche composée à 89 % de structures de moins de 20 salariés.

Le logiciel de planning d'une officine qui module et qui garde

HUBO Planning Web gère les plannings et les compteurs des structures dont la charge varie dans l'année, et une officine en est un cas d'école — d'autant que sa convention fournit elle-même le cadre. Les règles applicables chez vous sont paramétrées à la mise en service, et les compteurs se tiennent à jour en temps réel :

  • Modulation sur 13 ou 26 semaines avec les bornes de 26 et 44 heures, la limite des 12 semaines hautes consécutives et le minimum de 3 heures par journée travaillée
  • Cible annuelle paramétrable à 1 589 ou 1 596 heures, selon le traitement retenu pour la journée de solidarité, et proratisée pour les temps partiels et les entrées en cours de période
  • Contrôle des repos : 36 heures consécutives avec une demi-journée accolée au dimanche, et alerte sur toute semaine dépassant 6 jours travaillés
  • Bornes conventionnelles : 46 heures hebdomadaires, 44 heures en moyenne sur 12 semaines, 12 heures d'amplitude — le planning signale le dépassement avant qu'il ne soit publié
  • Tours de garde : natures d'heures distinctes pour les volets ouverts et les volets fermés, avec le forfait de 25 % réservé aux temps pleins et le taux plein pour les temps partiels
  • Repos de 11 heures après garde : la reprise du lendemain est décalée automatiquement, et le conflit signalé s'il ne l'est pas
  • Majorations de nuit découpées entre les tranches 20 h-22 h, 22 h-5 h et 5 h-8 h, et neutralisées sur les services à volets fermés
  • Fériés travaillés : chaque férié ouvre un droit à repos compensateur de même durée, suivi jusqu'à sa prise
  • Contingent de 150 heures suivi par salarié, avec le solde prévisionnel de fin de période
  • Temps partiels : durée contractuelle à partir de 16 heures, contrôle de la coupure de 3 heures et suivi des heures complémentaires par rapport au tiers
  • Équité des samedis et des gardes : compteur par salarié, pour objectiver une rotation que chacun surveille
  • Accès salarié : chacun consulte son planning et ses compteurs depuis son téléphone et pose ses demandes en ligne

Vue équipe de HUBO Planning Web : le compteur de chaque salarié est tenu à jour à côté de son planning

Pour aller plus loin sur le moteur de calcul lui-même — comment sont établies les heures à faire, comment le compteur se met à jour et ce que produit le bilan de fin de période — la page logiciel d'annualisation du temps de travail le détaille indépendamment de toute convention.

Vos compteurs à jour, gardes comprises

HUBO Planning Web recalcule le compteur de chaque salarié à chaque modification du planning — tours de garde, majorations de nuit et repos compensateurs de fériés inclus — et vous montre le solde prévisionnel de fin de période avant qu'il ne devienne un problème. Le paramétrage selon votre convention, l'import de vos salariés depuis Excel et la formation de vos managers sont assurés par le créateur du logiciel.

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Documents de référence

Dans cette branche, l'accord de branche suffit — mais vos usages comptent aussi. L'accord du 23 mars 2000 fournit le cadre de modulation sans qu'un accord d'entreprise soit nécessaire. Restent à trancher chez vous le traitement de la journée de solidarité, la longueur de la période retenue (13 ou 26 semaines) et l'organisation des tours de garde. Nous partons de vos décisions sur ces trois points, et de l'accord de branche pour tout le reste.

La convention collective nationale de la pharmacie d'officine du 3 décembre 1997 (IDCC 1996, brochure 3052), étendue par arrêté du 13 août 1998, publié au Journal officiel du 8 septembre 1998. Elle s'applique aux officines de tout le territoire, DOM compris, et couvre les cadres comme les non-cadres : pharmaciens adjoints, préparateurs, rayonnistes, personnel administratif et d'entretien. Le code NAF de référence est le 47.73Z.

L'accord de branche du 23 mars 2000 fixe la durée annuelle à 1 589 heures, correspondant à 227 jours travaillés — et non aux 1 607 heures qui servent de repère dans la plupart des autres branches. Ce chiffre est antérieur à l'instauration de la journée de solidarité en 2004 et n'a pas été réécrit depuis : il faut donc trancher, au niveau de l'officine, si la cible devient 1 596 heures ou si la journée de solidarité est organisée séparément. L'écart avec 1 607 heures n'est pas neutre sur un compteur annuel.

Oui, et c'est une particularité de cette branche. L'accord du 23 mars 2000 fournit directement le cadre de modulation, ce qui dispense d'un accord d'entreprise — situation rare dans le commerce, où l'annualisation suppose presque toujours une négociation locale. La mise en place reste soumise à l'information et à la consultation préalables des représentants du personnel, ou du personnel lui-même en leur absence.

Sur 13 ou 26 semaines, et non sur douze mois. L'horaire hebdomadaire varie entre 26 heures au minimum et 44 heures au maximum, cette limite haute ne pouvant être maintenue plus de 12 semaines consécutives. Chaque journée travaillée compte au moins 3 heures consécutives, et la rémunération est lissée sur 151,67 heures par mois quel que soit le nombre d'heures réellement effectuées.

En modulation, le calendrier de la période entière est communiqué aux salariés au plus tard 21 jours calendaires avant son début. Toute modification en cours de période suppose ensuite un préavis de 10 jours calendaires, que seul l'accord du salarié permet de raccourcir. C'est plus protecteur que le délai supplétif légal de 7 jours ouvrés, et cela pèse réellement quand une officine doit absorber une épidémie ou une campagne vaccinale. Le calendrier des gardes suit sa propre règle : 15 jours à l'avance, ramenés à 2 jours en circonstances exceptionnelles.

Tout dépend des volets. À volets ouverts, les heures de permanence effectuées un jour ouvrable constituent du travail effectif rémunéré à 100 % du temps passé, avec les majorations de nuit applicables. À volets fermés, elles sont indemnisées forfaitairement sur la base de 25 % du temps passé pour les seuls salariés à temps plein — les salariés à temps partiel étant rémunérés à 100 % — et les majorations de nuit ne sont jamais dues. Un dimanche ou un jour férié autre que le 1er mai ouvre en plus une indemnité de sujétion égale à une fois et demie la valeur du point conventionnel par heure, assortie d'un repos compensateur. Dans tous les cas, un repos quotidien de 11 heures consécutives suit la garde.

Pour les pharmacies demeurant ouvertes au public, tout travail effectué après 20 heures est majoré de 20 % pour les heures comprises entre 20 heures et 22 heures ou entre 5 heures et 8 heures, et de 40 % pour les heures comprises entre 22 heures et 5 heures (article 13). Ce barème à deux tranches suppose de découper les heures d'une soirée ou d'une nuit de garde entre les deux taux. Il ne s'applique jamais aux services à volets fermés.

Un jour et demi consécutif au moins, soit 36 heures, dont une demi-journée accolée au dimanche. C'est une heure de plus que le minimum légal de 35 heures, et surtout une contrainte de placement : la demi-journée doit toucher le dimanche, donc tomber le samedi après-midi ou le lundi matin. S'y ajoute l'interdiction de faire travailler un salarié plus de 6 jours par semaine. Ces deux règles structurent tous les roulements d'une officine ouverte du lundi au samedi.

150 heures par an et par salarié, contre 220 heures dans le régime réglementaire de droit commun. Les majorations sont de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires et de 50 % au-delà, avec possibilité de les remplacer par un repos compensateur. Ce contingent conventionnel plus bas rend le suivi du compteur d'autant plus utile.

16 heures par semaine, la branche dérogeant au plancher légal de 24 heures. C'est une disposition centrale ici, puisque près de quatre salariés sur dix travaillent à temps partiel dans les officines. L'horaire d'un même salarié ne peut comporter une interruption d'activité supérieure à 3 heures dans la même journée, sauf accord exprès entre les parties. Les salariés de moins de 26 ans qui poursuivent leurs études peuvent obtenir de droit une durée inférieure, compatible avec leurs études.

Non : la contrepartie est un repos, pas une majoration. Le 1er mai est chômé, sauf lorsque l'officine participe au service de garde. Pour tout autre jour férié travaillé, le salarié bénéficie d'un repos compensateur de même durée. Chaque férié travaillé crée donc une dette de temps à replacer dans le planning, et non une ligne de paie — ce qui suppose de suivre ces droits pour qu'ils ne se perdent pas.

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