IDCC 29Sanitaire, social et médico-social privé non lucratif250 000+ salariés

CCN 51 FEHAP (IDCC 29) : logiciel de planning et d'annualisation

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La CCN 51 (IDCC 29), signée le 31 octobre 1951 et portée par la FEHAP, régit les conditions de travail des établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif : EHPAD, ESPIC, SSR, HAD, SSIAD, MAS, FAM, IME… Modulation du temps de travail sur l'année, récupération des jours fériés travaillés calculée sur les heures réellement effectuées, repos de compensation du travail de nuit, règles de repos hebdomadaire par quatorzaine, dimanches garantis, congés trimestriels pour certains personnels du secteur handicap : autant de dispositions qui rendent la construction des plannings et la tenue des compteurs particulièrement délicates. Cette page détaille ces règles et explique comment HUBO Planning Web les gère nativement.
EHPADESPICSSRHADSSIADSAADUSLDRésidences autonomieMASFAMIMEITEPFoyer de vieCSAPACrèchesCentres de santé

Votre accord d'entreprise prime sur la convention collective

Depuis la loi Travail du 8 août 2016, généralisée par les ordonnances du 22 septembre 2017, un accord d'entreprise prime sur la convention de branche pour l'essentiel du temps de travail — aménagement sur l'année, contingent et majoration des heures supplémentaires, délais de prévenance, congés, forfait jours — y compris lorsqu'il est moins favorable. La branche ne reste impérative que sur une liste courte (régimes d'équivalence, période de référence supérieure à un an, durée minimale du temps partiel, durée maximale des travailleurs de nuit). À défaut d'accord d'entreprise, ce sont les règles décrites ci-dessous qui s'appliquent.

C'est pourquoi HUBO Planning est paramétré à partir de votre accord d'entreprise lorsqu'il en existe un, et sur la convention à défaut. L'outil est conçu pour cette souplesse : les règles de calcul se règlent structure par structure, et vous pouvez ajouter autant de compteurs spécifiques que nécessaire — intégrés au compteur principal d'annualisation, ou suivis séparément.

La CCN 51 en bref

La Convention collective nationale du 31 octobre 1951 (IDCC 29) — couramment appelée CCN 51, convention collective 51 ou convention FEHAP, du nom de la fédération patronale qui la porte — régit les conditions de travail des salariés des établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif.

Elle couvre plus de 250 000 salariés dans des structures très diverses :

  • ESPIC, hôpitaux et cliniques à but non lucratif, SSR, HAD, centres de santé
  • EHPAD, USLD, résidences autonomie
  • SSIAD, SAAD et services à domicile
  • MAS, FAM, IME, ITEP, foyers de vie gérés par des adhérents FEHAP
  • CSAPA, CAARUD, structures d'addictologie
  • crèches et établissements d'accueil du jeune enfant

Ce périmètre est la première difficulté de planning de la CCN 51 : un même employeur peut faire cohabiter un EHPAD ouvert 365 jours par an en 3 × 8, un service à domicile aux tournées morcelées et un IME calé sur les vacances scolaires — trois logiques de roulement et trois façons de remplir un compteur annuel, sous une seule convention.

Cette page se concentre sur le temps de travail, les plannings et les compteurs. Pour la valeur du point, les grilles de rémunération, la prime décentralisée ou les revalorisations Ségur, consultez la FEHAP ou les ressources spécialisées en paie.

Durée du travail et aménagement sur l'année

Contrairement à la CCN 66, la CCN 51 ne fixe pas de forfait annuel en heures dans son propre texte. Son article 05.04.1 renvoie à la durée légale : « la durée du travail est fixée, sur la base de 35 heures par semaine, par les dispositions légales et réglementaires en vigueur », sous réserve d'une organisation différente définie par accord d'entreprise ou d'établissement.

L'aménagement du temps de travail sur l'année s'opère dans le cadre de l'accord de branche du 1er avril 1999 relatif à l'ARTT dans la branche sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif, dont les articles 11 (modulation) et 12 (annualisation) ont été supprimés et remplacés par l'avenant n° 1 du 19 mars 2007 (agréé par arrêté du 4 juillet 2007, étendu avec réserves par arrêté du 11 décembre 2007). C'est ce texte — et non la convention elle-même — qui fixe le cadre applicable aujourd'hui :

  • durée collective annuelle : « La durée collective de travail annuelle susvisée est fixée à 1607 heures . Un accord d'entreprise ou d'établissement peut fixer une durée annuelle inférieure » (art. 11-1) ;
  • amplitude : l'horaire collectif ne peut dépasser 44 heures par semaine travaillée — ou 44 heures sur 4 semaines consécutives — ni être inférieur à 21 heures (art. 11-3) ;
  • programmation : périodes de forte et de faible activité définies chaque année après consultation des représentants du personnel, dans un planning annuel porté à la connaissance des salariés un mois avant l'entrée en vigueur de la période (art. 11-4) ;
  • délai de prévenance : 7 jours ouvrés avant tout changement d'horaire, réductible à 3 jours ouvrés en cas d'urgence pour assurer la continuité de la prise en charge — avec, dans ce cas, des contreparties à définir (art. 11-4 et 11-9) ;
  • calendriers individualisés expressément autorisés, à condition d'enregistrer quotidiennement la durée du travail de chaque salarié et d'établir un récapitulatif hebdomadaire (art. 11-9) ;
  • lissage de la rémunération sur 151,67 heures mensuelles, avec régularisation en fin de période ou à la date de rupture pour les entrées et sorties en cours de période (art. 11-8) ;
  • heures supplémentaires : les heures excédant la durée annuelle à l'issue de la période, comme celles dépassant le plafond hebdomadaire, relèvent du régime des heures supplémentaires (art. 11-5).

La conséquence opérationnelle est directe : entre le plancher à 21 h et le plafond à 44 h, le compteur annuel est le seul juge. Sans planning prévisionnel tenu et sans compteur à jour, on ne sait ni où en est le salarié, ni ce qu'il restera à faire ou à récupérer au 31 décembre.

HUBO Planning Web automatise tout cela.

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1575 heures, 1582 heures, 1607 heures : quel chiffre retenir ?

C'est la question la plus fréquente en CCN 51. Elle a une réponse de principe claire — et deux exceptions qui expliquent pourquoi les chiffres circulent.

La durée de référence est 1607 heures. Ce n'est pas une interprétation : l'article 11-1 de l'accord de branche, dans sa rédaction issue de l'avenant du 19 mars 2007, l'écrit noir sur blanc. C'est la durée légale annuelle, journée de solidarité comprise, calculée avec une moyenne de 8 jours fériés tombant un jour ouvré :

Calcul du forfait théorique annuel à 1607 heures

Dans cette logique, les 11 jours fériés de l'article 11.01.1 ne sont pas déduits d'emblée du forfait : ils sont traités au réel, au fil de l'année. Un férié chômé n'entraîne pas de réduction de salaire (art. 11.01.3.1) ; un férié travaillé ouvre droit à récupération (art. 11.01.3.2).

Première exception : votre accord d'entreprise. Le même article 11-1 précise qu'« un accord d'entreprise ou d'établissement peut fixer une durée annuelle inférieure ». C'est la porte d'entrée des chiffres plus bas que l'on rencontre sur le terrain — 1600 heures, ou 1575 heures obtenues en déduisant d'emblée les 11 jours fériés, exactement comme le fait la CCN 66 :

  365 jours de l'année
- 104 repos hebdomadaires
-  25 jours de congés payés (5 semaines)
-  11 jours fériés
= 225 jours à travailler, soit 1575 heures
+   7 heures de journée de solidarité
= 1582 heures

Calcul du forfait théorique avec 11 fériés déduits, soit 1582 heures

Ces durées réduites sont parfois formulées autrement dans les accords — « 1600 heures », ou « 1575 heures par l'octroi de 6 jours de RTT » — mais elles reviennent au même mécanisme : partir des 1607 heures et descendre.

Seconde exception : les avantages individuels acquis. Pour les salariés recrutés avant le 2 décembre 2011, le bénéfice de 11 jours de repos au titre des jours fériés constitue un avantage individuel acquis maintenu (circulaire FEHAP n° 2012-008, fiche n° 8). Pour eux, les 11 fériés sont donc garantis quoi qu'il arrive — ce qui rejoint mécaniquement la logique des 1575 heures. Pour leurs collègues recrutés après cette date, seuls les fériés effectivement chômés ou travaillés comptent.

Le piège du double comptage. Si vous déduisez les 11 fériés du forfait et que vous accordez en plus une récupération pour chaque férié non travaillé, vous comptez deux fois le même avantage. Les deux logiques sont défendables, elles ne se cumulent pas. La question à trancher avant tout paramétrage : « notre accord d'entreprise fixe-t-il une durée annuelle inférieure à 1607 heures, et si oui, que fait-il des fériés ? »

HUBO Planning Web applique l'une ou l'autre règle selon votre accord, et calcule la cible annuelle salarié par salarié — y compris quand deux régimes de fériés coexistent dans la même équipe.

Jours fériés travaillés : une récupération calculée en heures

C'est la spécificité CCN 51 qui pèse le plus lourd sur les compteurs — et celle qui est le plus souvent mal tenue sur tableur.

Les 11 jours fériés légaux sont énumérés à l'article 11.01.1. Chaque fois que le service le permet, ils sont chômés sans réduction de salaire. Quand ils sont travaillés, l'article 11.01.3.2 prévoit un repos compensateur, à prendre en principe dans le mois (ou blocable en une ou plusieurs fois dans l'année en accord avec l'employeur), ou à défaut une indemnité compensatrice.

Le point décisif est la règle de valorisation :

La durée du repos compensateur ou le montant de l'indemnité compensatrice sera déterminé sur la base du nombre d'heures réellement effectuées sur la journée civile du jour férié, sans pouvoir être inférieur à 1/5e de la durée hebdomadaire contractuelle de travail, quelle que soit sa répartition.

Autrement dit, la récupération n'est pas « un jour » forfaitaire — c'est le plus favorable des deux termes :

  • un salarié à 35 h qui assure une journée de 12 heures le 15 août acquiert 12 heures de récupération ;
  • le même salarié qui n'assure que 5 heures ce jour-là en acquiert 7 (le plancher de 1/5e de 35 h) ;
  • pour un temps partiel, le plancher est de 1/5e de la durée hebdomadaire — ou de 1/5e de la durée hebdomadaire moyenne lorsque le temps de travail est réparti sur un autre module que la semaine, ce qui est précisément le cas en annualisation ;
  • dans un établissement ayant réduit la durée du travail en deçà de 35 h, on retient 1/5e de la durée applicable ; pour une salariée bénéficiant de la réduction du temps de travail des femmes enceintes (art. 05.05.6), 1/5e de sa durée réduite.

S'y ajoutent deux règles de pose que les tableurs ignorent presque toujours :

  • une récupération de jour férié ne peut être posée que sur un jour qui aurait dû être travaillé ;
  • un salarié qui pose ce repos sur un dimanche ou une nuit qu'il aurait dû travailler ne conserve pas l'indemnité de dimanche ou de nuit correspondante.

Tenir ce compteur à la main, roulement par roulement, sur un EHPAD ouvert 365 jours par an, est une source d'erreurs quasi systématique.

Deux régimes coexistent durablement dans le même établissement. À la suite de la dénonciation partielle de la CCN 51 et de la recommandation patronale du 4 septembre 2012, la FEHAP a elle-même identifié les jours fériés comme l'une des deux seules matières générant un régime différencié selon la date d'embauche (circulaire n° 2012-008, fiches n° 2 et 8).
  • Salariés recrutés avant le 2 décembre 2011 — avantage individuel acquis : ils conservent le droit à 11 jours de repos au titre des fériés. Le repos compensateur leur est dû non seulement quand ils travaillent le férié, mais aussi quand le férié tombe un jour non travaillé (repos hebdomadaire ou jour non travaillé du fait de la répartition du temps de travail) et quand ils sont en astreinte à domicile ce jour-là.
  • Salariés recrutés à partir du 2 décembre 2011 — régime de la recommandation patronale, applicable depuis le 2 décembre 2012 : le férié chômé l'est sans réduction de salaire (le salarié « chôme » ses heures habituelles du jour), le férié travaillé ouvre droit à récupération, et le férié tombant un jour non travaillé n'ouvre aucun droit.
Deux profils de salariés, deux règles de compteur, dans la même équipe et sur le même planning — pour au moins une décennie encore.

HUBO Planning Web détecte les jours fériés travaillés, valorise la récupération sur les heures réellement effectuées avec application du plancher de 1/5e, et gère les deux régimes en parallèle via des profils de salariés distincts.

Compteurs tenus à jour en temps réel pour chaque salarié dans HUBO Planning Web

Dimanches et jours fériés : des heures à décompter pour la paie

L'article A3.3 de l'annexe 3 accorde aux salariés travaillant un dimanche ou un jour férié une indemnité de sujétion spéciale de 1,54 point CCN 51 par heure ou fraction d'heure, versée au prorata lorsque le service est à cheval sur deux journées. Lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, les deux indemnités ne se cumulent pas.

Cette règle est une règle de paie, mais c'est le planning qui produit la donnée : il faut extraire, salarié par salarié et mois par mois, le nombre d'heures effectuées le dimanche et les jours fériés — sans double comptage quand un férié tombe un dimanche.

HUBO Planning Web décompte ces heures comme des natures d'heures distinctes et les restitue dans les exports de préparation de la paie, ce qui supprime le pointage manuel des dimanches en fin de mois.

Travail de nuit : repos de compensation et dépassements

Le travail de nuit est encadré par l'accord de branche n° 2002-01 du 17 avril 2002, auquel renvoie l'article 05.04.2 de la convention.

  • Plage nocturne : 9 heures continues à définir par l'établissement dans l'amplitude 21 h – 7 h.
  • Travailleur de nuit : au moins 3 heures de travail de nuit 2 fois par semaine selon l'horaire habituel, ou 40 heures de nuit sur un mois calendaire.
  • Contrepartie en repos : dans les établissements dont la convention prévoit déjà des contreparties salariales — ce qui est le cas de la CCN 51 via les indemnités A3.2.1 (1,03 point par nuit) et A3.2.2 (1,68 point par nuit) — les travailleurs de nuit bénéficient d'un repos de compensation de 2 jours par an.
  • Durée quotidienne : elle peut être portée de 8 h à 12 h, mais tout dépassement de 8 heures ouvre droit à un repos équivalent à la durée du dépassement, qui s'ajoute au repos quotidien de 11 heures ou au repos hebdomadaire. La durée maximale hebdomadaire de nuit est fixée à 40 heures.

Le troisième point est celui qu'on oublie : sur un roulement de nuit en 10 ou 12 heures, chaque poste génère mécaniquement 2 à 4 heures de repos à récupérer. Ce compteur se creuse vite.

HUBO Planning Web identifie les postes de nuit, teste la qualité de travailleur de nuit sur l'horaire habituel et alimente automatiquement les compteurs de repos de compensation et de dépassement au-delà de 8 heures.

Repos hebdomadaires : 4 jours par quatorzaine et 15 dimanches

L'article 05.05.2 pose une contrainte de construction de roulement que peu d'outils vérifient :

  • le nombre de jours de repos est fixé à quatre jours pour deux semaines, dont au moins deux consécutifs ;
  • les personnels assurant la continuité de fonctionnement doivent bénéficier, au minimum toutes les trois semaines, d'un dimanche compris dans les deux repos consécutifs ;
  • si une autre organisation du travail ne le permet pas : deux jours de repos en moyenne par semaine sur la période d'aménagement du temps de travail, et au moins 15 dimanches non travaillés dans l'année, hors congés payés.

Ces règles ne se voient pas dans le compteur d'heures : elles se vérifient sur chaque fenêtre glissante de deux semaines et sur le cumul annuel des dimanches. C'est exactement le type de contrôle qui échappe à un tableur et qui ressurgit en réunion de CSE.

S'y ajoutent deux règles d'organisation issues du même chapitre :

  • article 05.05.3 : un tableau de service précisant la répartition des jours et horaires pour deux semaines au moins, affiché en principe une semaine — et au plus tard 4 jours — avant son application ;
  • article 05.05.4 : pour les temps complets en travail discontinu, la journée ne peut être fractionnée en plus de deux séquences d'une durée minimale de 3 heures.

HUBO Planning Web permet de contrôler les repos hebdomadaires et le compteur annuel de dimanches non travaillés peut être paramétrer sur un compteur dédié.

HUBO Planning Web automatise tout cela.

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Congés payés et congés trimestriels

La CCN 51 décompte les congés payés en jours ouvrables — un écart de logique fréquent avec les outils de planning, qui raisonnent en jours ouvrés :

  • 30 jours ouvrables par an (2,5 jours ouvrables par mois de travail), soit 5 semaines — l'article 09.02.1 autorise expressément la conversion du décompte en jours ouvrés ;
  • jusqu'à 33 jours ouvrables pour les cadres, pour tenir compte des sujétions particulières ;
  • les salariés à temps partiel bénéficient des congés payés dans les mêmes conditions que les temps complets ;
  • l'article 09.02.3 neutralise les 30 premiers jours d'absence maladie pour le calcul des droits ; au-delà, chaque quinzaine réduit le congé de 1/24e.

Congés trimestriels — la CCN 51 en prévoit, mais pas pour tout le monde. L'article 09.05 les réserve aux personnels des établissements pour enfants ou adultes handicapés ou inadaptés dans lesquels la prime décentralisée est égale à 3 %. Au cours de chacun des trois trimestres ne comprenant pas le congé annuel, ils peuvent atteindre :

  • 6 jours ouvrables consécutifs pour les personnels éducatifs ;
  • 3 jours ouvrables consécutifs pour les autres personnels,

calculés proportionnellement au temps de travail effectif du trimestre (art. 09.05.2) et réduits d'une journée par quinzaine ou par mois d'absence selon la catégorie (art. 09.05.3).

Cette proratisation trimestrielle est plus fine que celle de la CCN 66 : le droit n'est pas acquis d'avance, il se calcule à la fin de chaque trimestre en fonction des absences. Comme ces jours viennent en déduction du nombre d'heures annuelles à faire, le compteur d'annualisation bouge à chaque trimestre.

HUBO Planning Web calcule les droits à congés trimestriels au prorata du trimestre écoulé et répercute immédiatement l'effet sur la cible annuelle du salarié.

Cadres : forfait horaire, jours de repos et forfait jours

Les cadres relèvent de régimes distincts selon leur autonomie, définis par l'avenant n° 99-01 modifié et l'avenant n° 2000-02 du 12 avril 2000 :

  • cadres soumis à l'horaire collectif : mêmes modalités que les non-cadres, donc intégrés à la modulation ;
  • cadres dirigeants (directeurs, directeurs adjoints, gestionnaires) : forfait tous horaires, avec 18 jours ouvrés de repos annuels supplémentaires ;
  • cadres autonomes au forfait horaire (chefs de service coefficient 600 et au-delà disposant de la délégation requise) : 38 heures hebdomadaires, soit 76 heures à la quatorzaine, les dépassements de l'horaire légal dans la limite de 6 heures par quatorzaine n'ouvrant droit ni à paiement ni à majoration, avec 18 jours ouvrés de repos annuels supplémentaires en contrepartie ;
  • forfait annuel en jours : lorsqu'un accord collectif d'entreprise le met en place, le nombre de jours travaillés par an est fixé à 207 dans la convention de forfait.

Les jours de repos des cadres sont pris pour moitié à leur initiative ou affectés sur un compte épargne-temps.

→ Pour les cadres au forfait jours, HUBO propose un outil dédié : suivi du forfait jours. Pour les cadres au forfait horaire à 76 heures la quatorzaine, HUBO Planning Web suit le compteur de quatorzaine et les 18 jours de repos annuels.

CDD, avenants et mouvements en cours d'année

Les établissements de la CCN 51 fonctionnent en continu : EHPAD, USLD, MAS, HAD, services de soins. Cette continuité interdit tout « trou » dans le planning et se traduit par un recours permanent aux CDD de remplacement et aux avenants complémentaires.

L'accord de branche l'organise explicitement : les salariés en CDD peuvent avoir un horaire modulé comme les autres, et lorsque le contrat dure moins d'un an, la régularisation est effectuée au terme du contrat. Pour toute entrée ou sortie en cours de période, la rémunération est régularisée par comparaison entre les heures réellement accomplies et la moyenne hebdomadaire appliquée sur la période de présence.

Concrètement, cela suppose de recalculer une cible d'heures au prorata exact de la période : jours ouvrés réels, fériés réels sur la période, droits à congés du contrat.

HUBO Planning Web calcule automatiquement les heures à faire d'un contrat sur une fraction de période, et recalcule la cible annuelle à chaque avenant en découpant la période à la date d'effet et en appliquant la quotité de chaque tranche.

Suivi sur Excel : un premier pas pour fiabiliser les calculs

Si vous tenez encore vos compteurs à la main, HUBO Planning propose un aperçu de son document Excel de suivi d'annualisation, dont le nombre de jours fériés retenus est paramétrable — ce qui permet de le caler sur l'une ou l'autre des deux logiques décrites plus haut (1607 heures avec fériés au réel, ou forfait avec fériés déduits).

Cet aperçu vous montre la structure du document ; ses calculs automatiques sont désactivés. Pour voir le compteur se mettre à jour en direct, demandez une présentation. La version complète est ensuite configurée sur votre exercice en cours et vos règles spécifiques.

Le tableur montre vite ses limites en CCN 51 : la récupération des fériés valorisée en heures, le repos de compensation de nuit, les dépassements au-delà de 8 heures et le contrôle des 15 dimanches supposent un moteur de règles, pas des formules recopiées d'un onglet à l'autre.

Télécharger l'aperçu de l'Excel de suivi d'annualisation

Le logiciel de planning qui applique la CCN 51 à votre place

HUBO Planning Web est le logiciel de planning et d'annualisation conçu pour les établissements relevant de la CCN 51. Il applique automatiquement les règles de la convention et de vos accords d'entreprise, préparamétrées et personnalisables, et tient les compteurs à jour en temps réel pour tous vos salariés.

Toutes les spécificités décrites plus haut sont gérées nativement :

  • Modulation CCN 51 : plancher 21 h, plafond 44 h (ou 44 h sur 4 semaines consécutives), période de 12 mois calée sur votre exercice, délai de prévenance de 7 jours ouvrés
  • Cible annuelle : 1607 heures avec fériés au réel, ou durée inférieure fixée par votre accord d'entreprise (1600 h, 1575 h + solidarité…)
  • Jours fériés travaillés : repos compensateur calculé sur les heures réellement effectuées, avec application du plancher de 1/5e de la durée hebdomadaire
  • Régimes différenciés avant/après le 2 décembre 2011 gérés par profils de salariés
  • Travail de nuit : qualification du travailleur de nuit, repos de compensation annuel, repos équivalent aux dépassements au-delà de 8 heures
  • Dimanches et jours fériés : décompte des heures en natures distinctes pour la préparation de la paie, sans cumul quand un férié tombe un dimanche
  • Repos hebdomadaires : contrôle des 4 repos par quatorzaine dont 2 consécutifs, du dimanche toutes les 3 semaines et des 15 dimanches non travaillés annuels
  • Congés payés en jours ouvrables ou ouvrés, congés trimestriels proratisés au trimestre pour les personnels concernés
  • Cadres : forfait horaire à 76 heures la quatorzaine, 18 jours de repos annuels, forfait jours à 207 jours
  • Arrivées, départs et avenants : recalcul automatique des heures à faire et régularisation de fin de contrat
  • Accès salarié : chaque salarié consulte son compteur en temps réel depuis son téléphone et saisit ses demandes de congés en ligne

Planning individuel mensuel et bilan d'heures d'un salarié dans HUBO Planning Web

Tout est configuré à la mise en service : sur la base de l'accord de branche, ou de votre accord d'entreprise si vous en avez un — celui-ci pouvant prévoir des dispositions différentes, notamment sur la période de modulation, le traitement des fériés et les contreparties au travail de nuit.

Où en est la convention collective unique de la BASS ? À la date de rédaction de cette page (août 2026), la négociation d'une convention collective unique étendue destinée à remplacer la CCN 51, la CCN 66 et les autres textes de la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale n'a pas abouti. La CCN 51 reste donc pleinement applicable, et les règles de planning décrites ici restent celles à paramétrer aujourd'hui.

Et si vos compteurs CCN 51 se tenaient à jour tout seuls ?

HUBO Planning Web applique nativement les règles de la CCN 51 — récupération des fériés valorisée en heures, repos de compensation de nuit, contrôle des repos par quatorzaine — et tient vos compteurs à jour en temps réel, sans ressaisie. Offre de lancement : paramétrage initial offert et tarif fondateur à 5 €/salarié/mois (10 places).

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Documents de référence

Les règles citées sur cette page proviennent des textes suivants. Ils se lisent ensemble : la convention pour les congés, les fériés et les repos ; l'accord de branche pour l'aménagement du temps de travail sur l'année ; la circulaire FEHAP pour les régimes différenciés issus de la recommandation patronale.

  • Convention collective nationale du 31 octobre 1951 (IDCC 29) — articles 05.04 (durée du travail), 05.05 (conditions de travail, repos hebdomadaire, amplitude), 09.01 à 09.05 (congés payés et congés supplémentaires), 11.01 (jours fériés), annexe 3 A3.2 et A3.3 (indemnités de nuit, de dimanche et de jours fériés). La FEHAP en publie une version consolidée intégrant les avenants et le recueil des accords de branche applicables.
  • Accord de branche du 1er avril 1999 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la branche sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif — cadre du cycle, de la modulation et des jours de repos.
  • Avenant n° 1 du 19 mars 2007 à cet accord — c'est le texte à jour : il supprime et remplace les articles 11 (modulation) et 12 (annualisation), fixe la durée collective annuelle à 1607 heures, autorise expressément un accord d'entreprise à retenir une durée inférieure, et pose les délais de prévenance de 7 jours ouvrés et les calendriers individualisés.
  • Accord n° 2002-01 du 17 avril 2002 relatif au travail de nuit — plage nocturne, définition du travailleur de nuit, durées maximales et contreparties en repos.
  • Avenants n° 99-01 modifié et n° 2000-02 du 12 avril 2000 à la CCN 51 — régimes des cadres : forfait horaire à 76 heures la quatorzaine, 18 jours ouvrés de repos annuels, forfait annuel de 207 jours.
  • Circulaire FEHAP Relations du travail n° 2012-008 du 1er octobre 2012, commentant la recommandation patronale du 4 septembre 2012 — fiche n° 2 (notion d'avantage individuel acquis et trois catégories de personnels selon la date d'embauche) et fiche n° 8 (jours fériés : régimes avant et après le 2 décembre 2011, valorisation de la récupération, modalités de pose).
Ces textes fixent le cadre de branche, et ils se suffisent à eux-mêmes : un accord d'entreprise n'est pas nécessaire pour moduler, l'article 11 de l'accord de branche s'applique directement, durée annuelle de 1607 heures comprise. Si votre structure en a conclu un, c'est lui qui prime — il peut retenir une durée annuelle inférieure, une autre période de modulation ou d'autres contreparties. Nous partons donc de votre accord quand il existe, et de la convention sinon.

La CCN 51 (IDCC 29), signée le 31 octobre 1951 et portée par la FEHAP, s'applique aux établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif : hôpitaux et cliniques associatifs (ESPIC), SSR, HAD, centres de santé, EHPAD et USLD, résidences autonomie, SSIAD et services à domicile, ainsi qu'aux établissements du secteur du handicap gérés par des adhérents FEHAP (MAS, FAM, IME, ITEP, foyers de vie), aux CSAPA et aux crèches.

La durée de référence est de 1607 heures. La CCN 51 ne fixe pas elle-même de forfait annuel — son article 05.04.1 renvoie à la durée légale de 35 heures par semaine — mais l'article 11-1 de l'accord de branche du 1er avril 1999, dans sa rédaction issue de l'avenant n° 1 du 19 mars 2007, dispose que « la durée collective de travail annuelle susvisée est fixée à 1607 heures » et ajoute qu'« un accord d'entreprise ou d'établissement peut fixer une durée annuelle inférieure ». Les jours fériés sont alors traités au réel : chômage sans perte de salaire, ou récupération s'ils sont travaillés. Le chiffre de 1575 heures correspond justement à une durée inférieure fixée par accord d'entreprise, obtenue en déduisant d'emblée les 11 jours fériés du forfait, soit 365 − 104 − 25 − 11 = 225 jours × 7 h = 1575 heures, auxquelles s'ajoutent les 7 heures de la journée de solidarité (1582 heures). C'est donc votre accord d'entreprise qui tranche — mais à défaut, la référence est bien 1607 heures.

L'article 11.01.3.2 prévoit que le salarié — à temps complet comme à temps partiel — ayant travaillé un jour férié bénéficie d'un jour de repos compensateur, à prendre en principe dans le mois, ou d'une indemnité compensatrice s'il ne peut pas en bénéficier. Point clé pour les compteurs : la durée de ce repos est déterminée sur la base du nombre d'heures réellement effectuées le jour férié, sans pouvoir être inférieure à 1/5 de la durée hebdomadaire contractuelle. Un salarié à 35 h qui travaille 12 h un jour férié acquiert 12 h de récupération ; s'il n'en travaille que 5, il en acquiert 7.

Cela dépend de la date d'embauche, et c'est la FEHAP elle-même qui l'explique dans sa circulaire n° 2012-008 du 1er octobre 2012. Les salariés recrutés avant le 2 décembre 2011 conservent, au titre des avantages individuels acquis, le bénéfice de 11 jours de repos au titre des jours fériés : le repos compensateur leur est dû y compris lorsque le férié tombe un jour non travaillé ou un jour de repos hebdomadaire, et lorsqu'ils sont en astreinte à domicile. Les salariés recrutés à partir du 2 décembre 2011 relèvent de la recommandation patronale du 4 septembre 2012, appliquée depuis le 2 décembre 2012 : pour eux, un jour férié tombant sur un jour non travaillé n'ouvre aucun droit particulier. Beaucoup d'établissements gèrent donc deux régimes en parallèle, ce qui suppose un paramétrage par profil de salarié dans l'outil de planning.

L'accord de branche n° 2002-01 du 17 avril 2002 accorde aux travailleurs de nuit — au moins 3 heures de nuit deux fois par semaine, ou 40 heures de nuit par mois — un repos de compensation de 2 jours par an dans les établissements dont la convention prévoit déjà des contreparties salariales, ce qui est le cas de la CCN 51 (indemnités des articles A3.2.1 et A3.2.2). Par ailleurs, la durée quotidienne de nuit peut être portée à 12 heures, mais tout dépassement de 8 heures ouvre droit à un repos équivalent, qui s'ajoute au repos quotidien ou hebdomadaire.

L'article 05.05.2 fixe le nombre de jours de repos à quatre jours pour deux semaines, dont au moins deux consécutifs. Les personnels astreints à la continuité de fonctionnement doivent bénéficier, au minimum toutes les trois semaines, d'un dimanche compris dans ces deux repos consécutifs. Si une autre organisation du travail ne permet pas d'appliquer ces règles, le repos est fixé à deux jours en moyenne par semaine sur la période d'aménagement du temps de travail et le nombre de dimanches non travaillés dans l'année doit être au moins égal à 15, hors congés payés.

Oui, mais dans un périmètre plus restreint qu'en CCN 66. L'article 09.05 réserve ces congés payés supplémentaires aux personnels des établissements pour enfants ou adultes handicapés ou inadaptés dans lesquels la prime décentralisée est égale à 3 %. Au cours de chacun des trois trimestres ne comprenant pas le congé annuel, ils peuvent atteindre 6 jours ouvrables consécutifs pour les personnels éducatifs et 3 jours ouvrables consécutifs pour les autres personnels, calculés proportionnellement au temps de travail effectif du trimestre.

Articles détaillés sur cette convention

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